Tunisie : huit individus condamnés à mort pour l’assassinat de Mohamed Brahmi


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La cinquième chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme du tribunal de première instance de Tunis a rendu son verdict dans le dossier de l’assassinat du leader politique Mohamed Brahmi. Huit personnes ont été condamnées à la peine capitale, tandis qu’un neuvième accusé, toujours en fuite, a écopé d’une peine de cinq ans de prison avec exécution immédiate.

En Tunisie, le verdict est tombé dans le dossier de l’assassinat du leader politique Mohamed Brahmi. Huit personnes ont été condamnées après avoir été jugés responsables d’un meurtre prémédité et de l’exécution d’un attentat visant à déstabiliser l’ordre politique et social du pays. Selon une information rapportée par l’agence officielle Tunis Afrique Presse (TAP), les peines de mort sont accompagnées d’autres sanctions pénales, notamment des peines d’emprisonnement. Le verdict rendu est qualifié de « premier du genre » dans cette affaire, selon les déclarations du 1er substitut au procureur de la République près le pôle judiciaire de lutte antiterroriste, qui a également souligné la gravité des accusations.

Incitation à la rébellion et à la destruction sociale

Les peines prononcées à l’encontre des huit accusés font référence à des actes violents d’incitation au chaos et à la guerre civile. Ils ont été reconnus coupables d’avoir attenté à la vie de Mohamed Brahmi dans l’intention de changer la structure même de l’État tunisien. En outre, les accusés ont été jugés responsables d’avoir encouragé la violence et la division parmi la population tunisienne, cherchant à inciter à la rébellion et à la destruction sociale, notamment par le meurtre, le pillage et la guerre civile.

Lire : Tunisie – meurtre de Brahmi : une enquête interne ouverte dans le gouvernement

Mohamed Brahmi, âgé de 58 ans au moment de sa mort, était un homme politique influent en Tunisie. Il avait occupé des rôles importants, notamment celui de secrétaire général du Mouvement du Peuple, de fondateur du Courant populaire et de membre de l’Assemblée nationale constituante (ANC). Il a été abattu de plusieurs balles devant son domicile à l’Ariana, le 25 juillet 2013, un acte qui a choqué le pays et exacerbé les tensions politiques déjà vives à l’époque.

Lutte continue contre les menaces terroristes

L’affaire de l’assassinat de Mohamed Brahmi avait été marquée par plusieurs ajournements de son examen en raison de l’importance des preuves et de la complexité des enquêtes. Le procès a été une étape clé dans la lutte contre le terrorisme et les groupes extrémistes qui ont plongé la Tunisie dans une période de violences politiques après la révolution de 2011.

L’assassinat de Brahmi a alimenté une vague de protestations et a intensifié les demandes pour une réforme en profondeur du système judiciaire et des forces de sécurité du pays. Le verdict rendu par la chambre criminelle, bien que ferme, est loin de clore l’affaire. La Tunisie continue de lutter contre les menaces terroristes. Les autorités judiciaires tunisiennes ont affirmé leur détermination à mener à bien cette enquête et à poursuivre leurs efforts pour maintenir la sécurité et la stabilité du pays.

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