Mauritanie : un collectif veut la lumière sur les militaires noirs exécutés


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Le Collectif mauritanien Covire appelle le président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi à créer une commission pour faire la lumière sur les exécutions de soldats noirs en 1990 et 1991. Ces exactions, qui auraient commencé en 1986, sont connues sous le nom de « passif humanitaire ».

Le Collectif des victimes de la répression (COVIRE) demande au président mauritanien Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, dans une déclaration publiée dimanche soir, la création d’une Commission nationale indépendante et autonome pour rendre justice sur les exécutions de militaires noirs mauritaniens dans différentes casernes du pays entre septembre 1990 et février 1991, une affaire connue sous le nom de « passif humanitaire ».

La commission, dont la création est suggérée par les victimes de la répression, devrait être composée de personnalités « d’envergure nationale reconnues pour leurs compétences, leur probité, leur intégrité et leur patriotisme », selon la déclaration.

Cette structure devrait également disposer de démembrements au niveau régional, départemental et local; son organisation, son fonctionnement et ses attributions devant être fixés par décret pris après une large concertation avec les victimes et les organisations de défense des droits humains.

La déclaration du COVIRE préconise également une extension de la période couverte par le passif humanitaire aux violations de droits humains commis dans le pays entre 1986 et 1991.

Le document de base des Journées nationales de concertation et de mobilisation pour le retour des réfugiés et le règlement du passif humanitaire incluait uniquement, rappelle-t-on, les militaires victimes d’exécutions extra judicaires dans différentes casernes du pays entre septembre 1990 et février 1991, selon des sources proches de ces assises tenues du 20 au 22 novembre derniers.

Le COVIRE estime, dans sa déclaration, que le passif humanitaire « est un dossier sensible qui doit être abordé avec prudence en tenant compte des droits imprescriptibles des victimes et de l’impératif de consolidation de l’unité nationale » et propose que de nouvelles et larges concertations soient menées avec les victimes et organisations de défense des droits humains « pour arrêter un canevas de solution à cet épineux problème ».

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