Des tirs entendus près de la résidence du président Gbagbo, à Abidjan


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Des soldats de l’armée régulière ivoirienne ont tiré des salves afin d’attirer l’attention du chef de l’Etat sur la « discrimination » qui aurait présidé à la promotion de certains officiers. Le général Magou, concerné par les critiques, pourrait s’exprimer samedi devant la presse.

Abidjan, Côte d’Ivoire

Des coups de feu ont été entendus tard dans la nuit de vendredi à samedi, non loin de la résidence du chef de l’Etat ivoirien, Laurent Gbagbo, située dans la commune résidentielle de Cocody, à Abidjan, selon des informations militaires recueillies par la PANA. Ce sont des éléments basés à la caserne d’Akouedo, située à une vingtaine de km de la capitale économique, qui seraient les auteurs des tirs nourris qui ont réveillé les habitants de Cocody, provoquant ainsi un certain émoi et un début de panique.

« Discrimination » au sein de l’armée

Dans un tract remis aux organes de presse, dont certains journaux se sont fait l’écho dans leur édition de ce samedi, un groupe de sous- officiers signifiait son mécontentement devant la discrimination qui, selon eux, a présidé à la promotion au sein des Forces de défense et de sécurité (FDS). Les sous-officiers estiment que ces promotions ont profité seulement à plusieurs officiers, dont le chef d’état-major général des Armées, le général de brigade Philippe Mangou, promu au grade de général de division.

« Nous voulons exprimer (…) notre mécontentement vis-à-vis du président de la République, chef suprême des armées, et prendre l’opinion nationale et internationale à témoin face à ce qui se passe sous nos yeux en ce qui concerne l’attribution des grades. Le président de la République a fait son choix devant la nation entière. Seuls les officiers sont en mesure d’être promus à des grades supérieurs », dénonçait notamment la lettre ouverte signée d’un « comité de crise des sous-officiers et Mdr ».

Face à cette situation de grogne qui semble avoir gagné plusieurs casernes et même l’état-major, le général Mangou devait s’adresser à la presse ce samedi.

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