L’art algérien des XXe et XXIe siècles est le reflet d’une identité en perpétuelle mutation, à la croisée de son héritage ancestral et des bouleversements historiques qui ont façonné le pays. Marqué par la colonisation, la guerre d’indépendance et les soubresauts politiques postcoloniaux, il s’est nourri de ces épreuves pour produire une création riche et engagée.
Des figures emblématiques comme M’hamed Issiakhem, Mohamed Khadda ou Baya ont posé les bases d’une modernité picturale, mêlant influences berbères, arabes et européennes, tandis que les générations récentes, à l’image de Rachid Koraïchi ou Amina Menia, explorent les tensions entre mémoire et contemporanéité à travers des mediums variés. Peinture, sculpture, installation, street art et photographie deviennent autant de terrains d’expression pour interroger la société, revisiter le passé et imaginer l’avenir. De la figuration onirique à l’abstraction poétique, l’art algérien témoigne d’une vitalité créatrice qui défie les carcans, entre enracinement et ouverture au monde.