
Anas Sefrioui, figure emblématique du secteur immobilier marocain, effectue un retour remarqué dans le classement des milliardaires africains de Forbes en 2025, après une absence de 8 ans. Sa fortune est désormais estimée à 1,6 milliard de dollars, le plaçant au 2 110e rang mondial et au 14e rang en Afrique. Mais il reste loin du roi Mohammed VI, première fortune du pays.
Né le 16 mai 1957 à Fès, Sefrioui a débuté sa carrière aux côtés de son père dans la production du « ghassoul », une argile traditionnelle marocaine utilisée pour les soins cosmétiques. C’est en 1988 qu’il fonde le Groupe Addoha, spécialisé dans la promotion immobilière. L’entreprise connaît une expansion fulgurante grâce aux contrats gouvernementaux visant à développer des logements à bas coût au Maroc.
Le retour de Sefrioui dans le cercle très fermé des milliardaires africains s’explique principalement par la hausse significative de la valeur des actions de son groupe immobilier. Cette progression boursière est portée par l’augmentation des ventes tant au Maroc qu’en Afrique de l’Ouest, où Addoha a étendu ses activités.
Au-delà de l’immobilier, Sefrioui a su diversifier ses investissements en créant Ciments de l’Atlas (CIMAT), avec des cimenteries implantées au Maroc et en Afrique subsaharienne, consolidant ainsi sa présence sur le continent.
Le club select des milliardaires marocains en 2025
Le Maroc compte deux autres personnalités dans le classement Forbes 2025 des milliardaires :
- Othman Benjelloun affiche une fortune équivalente à celle de Sefrioui, estimée à 1,6 milliard de dollars. Président-directeur général de Bank of Africa, présente dans plus de 20 pays africains, il détient également, via sa holding FinanceCom, une participation stratégique dans la filiale marocaine de l’opérateur télécom Orange.
- Aziz Akhannouch complète ce trio avec une fortune évaluée à 1,5 milliard de dollars en 2025, en légère baisse par rapport aux 1,7 milliard enregistrés l’année précédente. Actionnaire principal du groupe Akwa, un conglomérat fondé par son père et un associé en 1932, il est solidement implanté dans les secteurs pétrolier, gazier et chimique.
Mohammed VI, fortune royale incomparable
Bien que ces trois hommes d’affaires représentent l’élite économique marocaine, leur fortune combinée reste inférieure à celle du roi Mohammed VI. Le journal français Marianne avancent même un chiffre supérieur à 6 milliards d’euros.
Cette immense fortune royale provient principalement de sa participation majoritaire dans la holding Al Mada (anciennement Société Nationale d’Investissement). Cette structure est un puissant conglomérat présent dans de multiples secteurs stratégiques : banque, mines, agroalimentaire et télécommunications. Ces investissements font du roi un acteur économique incontournable de l’économie nationale.