Agadez : 4 mois de protestations des réfugiés soudanais


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Niger

Depuis septembre 2024, un groupe de demandeurs d’asile originaire du Soudan se manifeste quotidiennement à Agadez, dans le nord du Niger. Ces hommes, femmes et enfants dénoncent des conditions de vie difficiles dans le centre humanitaire qui les accueille.

Ils réclament leur réinstallation dans un autre pays. Une crise humanitaire qui révèle les limites du système d’accueil et les défis liés aux déplacements forcés en Afrique.

Des parcours marqués par l’exil et l’incertitude

Pour la majorité de ces demandeurs d’asile, leur arrivée à Agadez est le résultat d’un parcours semé d’embûches. Expulsés d’Algérie ou ayant fui la Libye, ils se retrouvent au Niger, espérant trouver un refuge. Certains ont traversé plusieurs pays avant de se retrouver dans ce centre humanitaire qui accueille actuellement près de 1 900 personnes en attente de l’examen de leur demande. Mais au lieu de trouver la sécurité, ces réfugiés se disent bloqués, sans perspective d’avenir.

Une mobilisation pacifique pour se faire entendre

Munis de pancartes où l’on peut lire des messages tels que « Nous ne voulons pas rester ici », les manifestants expriment leur désespoir. Les enfants participent également à ce mouvement pacifique. Ils brandissent des cartons qui indiquent le nombre de jours de protestation. Ces images, largement partagées sur les réseaux sociaux, traduisent l’ampleur du malaise. Les manifestations, bien que pacifiques, transmettent une tension grandissante dans le centre, comme l’a souligné le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) dans un communiqué.

Les limites des solutions proposées par le HCR

Le HCR reconnaît les difficultés rencontrées par ces demandeurs d’asile font face, mais rappelle la dure réalité : moins de 1 % des réfugiés dans le monde bénéficient d’une réinstallation dans un pays tiers. Face à la rareté des opportunités, l’agence onusienne propose des solutions locales qui encouragent les réfugiés à s’intégrer et à travailler au Niger. Une proposition loin de satisfaire les manifestants, qui estiment que le Niger, déjà confronté à des défis économiques et sécuritaires majeurs, ne peut leur offrir un avenir stable.

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